No place for humans

Je suis à l’hôtel au Groenland. Je dois de toute urgence vider ma vessie! Il n’y a pas de toilette dans la chambre.

Je sors dans le couloir. Nico est là : « Tu as l’air d’avoir froid Sean ? ». Comment a t-il remarqué ça? « Tu m’as l’air tendu aussi. » « Je dois absolument pisser!» Nico me rassure: « Il y a une toilette juste à l’extérieur ». Je cours dehors où je trouve un urinoir dans un petit bâtiment en béton sur ma droite. Juste au moment où j’y suis un homme me crie dessus : « Hey ! » C’est un Arabe habillé en djellaba. « Il y a un meilleur endroit pour faire ça. Suivez-moi ! » Je referme ma braguette, et je le suis. Il m’amène dans une grande tente où il me sert un bol de soupe aux choux rouges. « Non, je dois absolument uriner ! » Il me répond : « Je comprends. » Puis je vois qu’il est Dieu! Il commence à rayonner d’une lumière aveuglante. Il comprend tout! Je ressens un respect énorme. Dans l’ultime je m’établis!
Je me réveille, je dois absolument sentir mon sac de couchage: Dieu merci, il est sec! Je suis dans le lit à l’arrière du bateau. Il faut absolument que je sorte sur le pont. Il ne fait pas nuit ; le soleil brille. Je suis aveuglé par la lumière et par les grandes faces granitiques tout autour! Quel endroit incroyable! Où suis-je ? Ah, oui, juste avant d’aller me coucher, nous étions en train d’entrer dans Sam Ford Fjord en Terre De Baffin, à la recherche d’un bon ancrage. Nous avons déjà passé un mois au Groenland et réussi quelques belles ascensions. La traversée du Groenland jusqu’en Terre De Baffin nous a pris trois jours de voile non-stop et je n’ai vomi qu’une seule fois! Attention, j’insiste : je n’ai pas pissé au lit depuis mes 4 ans! Mais j’avoue que là, ça manquait de peu…

Le plan initial était de rejoindre Capitaine Révérend Bob Shepton et son voilier le « Dodo’s Delight » à Asiaat, sur la côte Ouest du Groenland, remonter vers le Nord au Fjord de Uummannaq pour y grimper quelques grandes voies en attendant que la banquise du côté Canada fonde, puis faire la traversée vers la Terre De Baffin dès que possible.
Notre expédition sur la côte Ouest du Groenland en 2010 nous a montré le charme de la combinaison escalade-voile et nous savions qu’on le referait. Cette fois-ci l’objectif principal était d’explorer les grandes parois de la Terre de Baffin. Pour cette occasion l’équipe de 2010 s’est réunie avec le Capitaine, Révérend Bob Shepton, 79 ans d’expérience de vie quand même, toujours aussi en forme et content de nous avoir de retour sur son bateau. Ensuite il y a le grimpeur-photographe Ben Ditto, marié maintenant, ce qui a amplifié son esprit d’explorateur, car sa femme aussi est folle d’aventure. Et pour clôturer,
Nicolas et Olivier Favresse, des frères, ce qui a été confirmé pendant ce voyage. Un jour Bob a remarqué : « Il y a deux paires de lunettes solaires identiques sur la table, je ne sais pas si c’est important qu’elles ne se mélangent pas? » Là-dessus Ben a remarqué: “Si tu partages la même mère, je suis sûr que tu peux partager les lunettes solaires ». Moi j’étais ravi de retrouver ces personnages spéciaux, et de partager de nouvelles aventures avec eux.

Le 4 Juillet nous sommes arrivés à Asiaat, où nous avons retrouvé Bob et son voilier. C’était très naturel d’être de retour sur le bateau, comme si nous ne l’avions jamais quitté. Nous avons supposé qu’il serait possible de traverser vers l’île de Baffin avant mi-Juillet et nous continuions donc d’examiner de près les cartes de glace (qui nous sont envoyées par téléphone satellite) chaque jour, mais il nous a fallu attendre la première semaine d’août pour pouvoir envisager la traversée. Pendant que nous attendions que la banquise côté Baffin fonde, nous nous sommes bien occupés dans le fjord d’Uummannaq en faisant du bloc et en grimpant 5 nouvelles voies sur trois murs vierges.

30 Juillet 2014 « No place for humans » aka « Sunshine and Roses »
(« Pas un endroit pour les humains » ou bien « Soleil et Roses »)
« Sean ! Descendons ! » -me hurle Ben. Ces mots me poignardent le cœur. Je réponds : « Il n’en est pas question ! C’est trop beau ! ». Mentalement, j’essaye de me préparer à l’idée de rebrousser chemin. Je prends trop de plaisir, mais mon compagnon de cordée est tellement plus important que n'importe quel sommet. En plus, je suis convaincu qu’il est essentiel d’écouter son instinct et intuition sur ces faces rocheuses dangereuses. Je me suis toujours dit que si mon partenaire d’escalade ne le sent pas, c’est quelque chose que je dois accepter, même si cela me semble complètement déraisonnable. Je souhaite que mon partenaire de grimpe fasse la même chose pour moi. Dans ce cas-ci, ce n’est pas complètement déraisonnable, car il y a clairement un certain engagement.
« A toi la longueur, à toi de choisir où on commence » m’avait dit Ben au pied de la voie. Je ressentais le besoin d’un défi et je me suis donc lancé en plein milieu d’une face qui semblait lisse, au lieu de choisir un des dièdres évidents. Ce n’était pas du tout un coup sûr, mais avec de la foi, de la patience et de l’engagement, j’ai réussi à déchiffrer le puzzle et j’ai fait relais sur une petite vire à 70m. Ben m’a rapidement rejoint et a commencé la section suivante. Après 20m, il est arrivé sur de grands blocs détachés et a décidé de redescendre. "Vas voir si tu veux» m’a t-il dit. Je suis monté rapidement et j’ai vite passé la section, peut-être parce que je suis parvenu à mieux les éviter ou peut-être parce que j’avais plus de confiance dans ces blocs ...
« Ok continuons, mais alors c’est toi qui fais toutes les longueurs en tête ! » Ces mots sonnent comme de la musique dans mes oreilles! J’ai mis beaucoup de cœur dans cette première longueur, et j’ai envie de continuer. « Allons juste voir un peu plus haut » je lui réponds. Nous savons bien tous les deux que plus on monte plus difficile sera la décision de rebrousser chemin dans cet océan granitique délité où jamais un être humain ne s’est aventuré… A une certaine hauteur la meilleure manière de descendre sera par le haut!
Nico et Oli sont au pied de la voie. Ils mangent leur pique-nique en nous regardant. Nico s’est engagé dans deux lignes différentes, mais ne trouvant que du rocher délité il a été obligé de désescalader. Les lignes évidentes semblent être plus en décomposition que les faces… Pourtant de loin on avait l’impression que c’était la paroi la plus solide de la région. Ils appellent Bob sur la radio : « Hello Bob, on a décidé d’aller pêcher au lieu de grimper cette face »… Ben et moi nous nous enfonçons de plus en plus dans cet enfer. Les longueurs, dans du rocher délité ou sans protection, exigent toute ma concentration et m’assèchent physiquement et mentalement. « Mais tu es complètement malade!! Tu n’es pas bien dans la tête ! Comment tu peux aimer ça ?» me dit Ben en secouant la tête quand il me rejoint au relais. L’escalade aventureuse, ce n’est pas la tasse de thé de tout le monde, mais moi j’adore et même si c’est exigeant je me sens en contrôle. Pour grimper en terrain pourri, il ne faut surtout pas tirer sur les prises! Il faut pousser, se mettre en opposition, être léger, sentir, bien regarder les différentes options et choisir.
Je suis trop loin au dessus de ma dernière protection, incapable de monter encore un pas, il faut absolument trouver un nouveau placement! Je cherche, mais il n’y a rien! Désespéré je prends le nut tool (décoinceur), je commence à creuser dans chaque petit coin, chaque aspérité. Je prie : « Donne moi quelque chose ! N’importe quoi! » Une fine fissure! Je place le plus petit coinceur. Et puis un deuxième. Je les relie. De quoi me donner la confiance de continuer mon exploration vers le haut. Jusqu'à ce que je sois mentalement à nouveau incapable de monter plus haut…
« Tu sais qu’il te manque des vis, Sean ? » me dit Ben au relais, « Mais bien joué quand même.» On continue notre combat, longueur après longueur, toute la nuit, au soleil, car comme nous, il ne se couche pas non plus. Dans l’air règne le silence. La lumière est magique. La mer est calme. Les icebergs sont assis comme dans une peinture. Une baleine fait son sillage juste en dessous de nous. Les bruits de sa respiration me calment, me donnent une sérénité dans mon escalade. Ben aussi ça le calme et lui donne quelque chose à admirer pendant les longs assurages de parfois plus de deux heures. « Elle n’était pas si mal cette longueur ! » Elle n’était pas moins pire que les autres, mais je ne lui dis rien.
Enfin la dernière longueur! Cela fait plus de 24 heures que nous grimpons. Je monte dans le dièdre déversant droit au-dessus, mais très vite je tombe sur des blocs branlants. Pas moyen de les éviter, je redescends au relais. Redescendre d’ici dans cette énorme paroi toute pourrie serait un gros cauchemar. J’essaye à gauche. Des petites réglettes me mènent à un pas dur, loin du relais, et sans protection. Mentalement, je suis incapable d’engager dans le mouvement, je retourne au relais. Il est peu probable qu’on ait assez de matériel pour tous les relais de rappel, et il nous le faut si on veut grimper à Baffin. Et il faudra énormément de chance pour ne pas se faire atomiser par les missiles dans la descente. Ou alors on grimpe cette longueur et on descend à pied de l’autre côté tranquillement au soleil, entre les fleurs et les étangs. Du rocher solide sans protections à gauche ou du rocher branlant avec beaucoup de protections tout droit ? Je retourne dans le dièdre déversant tout droit… Pousser, surtout ne pas tirer! Je teste un petit peu… les blocs sonnent très creux. Des frigos, on se demande comment ils tiennent… s’ils se décrochent… Je me mets en opposition, avec des mouvements de contorsionniste, j’évite les blocs comme je peux, mais je suis obligé de tirer un peu dessus… le minimum. J’ai envie de vomir! Avance! Un dernier rétablissement… je tire, je pousse, et je me retrouve allongé en haut de la paroi. J’ai le ventre retourné! Cette longueur était une véritable roulette russe. Elle aurait été plus bas je serais descendu, mais là, en dernière longueur… j’ai pris des risques…. Ben me rejoint : « Super cette longueur ! Je commence à prendre plaisir moi !!»
C’est notre cinquième voie au Groenland. Toutes étaient dans des parois ou le rocher n’était pas de la meilleure qualité, mais celle là était encore un cran au dessus. Nous décidons tous que nous avons vécus assez d’aventures grandes parois au Groenland pour ce trip-ci, il faut garder de l’énergie pour la Terre De Baffin! Dès que la glace fond, on s’engage dans la traversée… d’ici là… on fera du bloc!! Une décision prise au grand mécontentement de capitaine Bob, qui ne comprend pas la raison de faire du bloc. « Oui, je comprends le bloc comme entraînement pour les grandes parois, mais pas comme activité en soi, c’est sans intérêt. » Peut-être parce qu’on passe trop de temps sur le bateau, ou parce que ce n’est pas en faisant du bloc qu’on va gagner le Piolet D’Or, mais Bob commence à avoir vraiment la bougeotte…

Hissez l’ancre!
« Nico ! Réveille-toi !! Le bateau est échoué, il faut absolument hisser les voiles pour sortir d’ici! » C’est la voix d’Oli. Je suis encore à moitié endormi. Après mon cauchemar avec Dieu, je suis retourné au lit. Je ne sais pas quelle heure il est, mais avec les quarts de la traversée, on a perdu tout sens du temps. Quand Bob a décidé de s’ancrer ici dans la baie des Suisses, il semblait qu’on allait enfin pouvoir rattraper le sommeil tranquillement. Mais la marée est descendue, le bateau a commencé à toucher les fonds et le seul moyen de s’en sortir est de monter les voiles à toute vitesse pour que le bateau se penche avec le vent pour pouvoir sortir de là.
Contrairement à notre voyage de 2010, cette fois-ci nous avons eu beaucoup de problèmes avec les ancrages. Pour Ben et moi, c’était de nouvelles expériences. La grande différence était qu’en 2010 nous étions dans une région que Bob connaissait bien : il savait où se trouvaient les bons ancrages. Cette fois ci, nous étions sur de nouvelles eaux.
Au Groenland, on s’en était sorti de justesse quand le vent s’était levé tout à coup dans une petite baie calme. Le bateau a commencé à être secoué dans tous les sens. On avait deux ancres et une corde qui allait jusqu’à la côte, mais on se sentait très vulnérable entre tous ces rochers. Le plan était d’attendre, mais le vent n’avait pas l’air de vouloir se poser. Notre sommeil était perturbé à cause des mouvements brusques du bateau, et il fallait quelqu’un qui reste éveillé pour intervenir si un des ancrages lâchait… Après deux jours, Bob décide qu’il en a assez et que c’était le moment de sortir de cet écart d’enfer. Au moment où on a levé l’ancre, des grosses rafales de vent se sont levées, le bateau était à l’horizontale ! J’avais l’impression qu’il allait chavirer! C’est de justesse qu’on a réussi à sortir en esquivant les rochers pointus!
Cette situation semblait se reproduire tout au long de l’expédition.
A la recherche d’un meilleur ancrage dans le Sam Ford Fjord en Terre de Baffin, nous entrons dans le Walker Arm, quand tout à coup le moteur tombe en panne! « Peut-être qu’il n’y a plus d’essence… » -nous dit Bob pendant qu’on se dirige droit vers la côte rocheuse… Les fonds sont encore trop profonds pour lâcher l’ancre… A 15m Bob hurle « Lâchez l’ancre ! » « Ici ? » demande Nico stupéfait. « Oui !! » L’ancre descend et d’une certaine manière nous retient. Nous sommes sauvés ! Oli et Bob se mettent immédiatement au travail pour réparer le moteur en nettoyant tous les filtres et remplissent le réservoir avec les bidons de réserve. Droit au dessus de nous une énorme tour majestueuse s’élève jusque dans les nuages. Le messager de Dieu nous a posés au pied d’une tour vierge... Cette tour finira par jouer de bons tours aux frères Favresse, qui devront mettre trois essais avant de la réussir. Elle sera nommée « Drunken Tower », la Tour Ivre. Cette nuit-là une tempête se lève, mais nous sommes bien ancrés et nous dormons bien. Au matin, les montagnes alentour sont couvertes de neige… Il faudra faire quelques jours de bloc pour donner le temps que ça se nettoie. Les jours qui suivent, le vent ne cessera de changer de direction, ce qui nous oblige à chaque fois réarranger les ancres. Un matin très venteux, nous nous réveillons : mais ou est donc passée la corde de décrochage de la deuxième ancre ? On ne mettra pas beaucoup de temps pour comprendre qu’elle est coincée dans l’hélice ! C’est justement à ce moment précis que les deux ancres lâchent et que nous dérivons lentement vers la rive d’en face sans pouvoir utiliser le moteur! Il faut absolument enlever la corde de l’hélice! Nico, Ben et Bob remontent les ancres, moi j’essaye de me pencher sous le bateau pour libérer l’hélice, pendant qu’Oli me retiens par les pieds. L’eau est froide, et chaque fois que je remonte prendre de l’air, j’ai des maux de tête. Je lâche de cris de satisfaction : « Au moins ça réveille le matin ! » Nous nous réinstallons au pied de la tour vierge.

Drunken Tower (La tour Ivre)

« T’inquiète Sean, j’ai peut-être l’air bourré, mais je suis sobre comme un chameau ! » me dit Oli avec un accent à la Poelvoorde en me pointant le doigt. Il a l’air de pouvoir à peine se tenir debout… « Fais attention quand même, pas de conneries! » Nico et Oli étaient tellement joyeux que ça ne me rassurait pas. Ils partaient à l’assaut de la grande tour vierge sans nom, plus de 1000m d’escalade.
Au contraire du Groenland où on voyait régulièrement des bateaux de pêcheurs, dans les fjords de Baffin on ne repérait pas d’activité humaine. Nous étions seuls, et donc bien surpris un matin de voir un grand voilier s’ancrer à côté de nous. Le « Navaro », avec son équipage de quatre était en route pour le passage du Nord-Ouest. Ils avaient entendu que nous étions dans le coin. Nous connaissant de réputation par notre film Vertical Sailing, ils se sont mis à notre recherche dans les fjords. Evidement nous étions surtout excités de pouvoir jouer de la musique devant un public. Depuis notre arrivée à Baffin, il n’avait pas fait très beau et on n’avait pas encore eu l’occasion de tenter une grande paroi. Nos journées se remplissaient en explorant les fjords, en analysant les murs à la recherche d’objectifs potentiels, à jouer de la musique, faire du bloc et arranger l’ancrage du voilier. Voilà donc un beau changement quand ils nous ont invités à bord du « Navaro » pour un repas poulet Thaï. La soirée était bien festive avec le vin et les bières qui coulaient à flots. Moi je ne bois que de l’eau, mais les compagnons boivent ma part. A la fin de cette superbe soirée, nous reprenons l’annexe pour retrouver notre bateau. Il est minuit, le ciel est saturé d’étoiles! « Peut-être qu’on devrait démarrer maintenant au lieu d’attendre le matin » nous sort Ben. « Mais oui ! Evidemment ! De toute façon avec cette excitation on ne dormira pas ! » -répond Nico. « Vous pensez vraiment que c’est une bonne idée ? » -demande Oli.
Ben et moi nous optons pour une paroi moins grande plus loin dans le Fjord. Après 16 heures de grimpe nous arrivons en haut. Il a fallu faire la dernière longueur dans la neige… C’est à ce moment là que Nico et Oli ont dessoulé, et bien qu’ils soient arrivés très haut sur la tour, ils ont été obligés de redescendre.
Les frères mettront encore deux tentatives sur la tour sans nom, chaque fois arrêtées par la météo! Grimper en style alpin est très aléatoire et les essais pompent beaucoup d’énergie. «C’est à se demander si grimper entre frères nous porte la guigne »
» -nous dit Nico en rigolant. Mais les frangins ne lâcheront pas le morceau et finalement ils arrivent au bout de cette tour majestueuse et par une ligne extraordinaire!

Au total en Terre de Baffin, nous avons grimpé cinq nouvelles voies dont quatre dans le Sam Ford Fjord et une à Gibbs Fjord. Le rocher était d’une meilleure qualité que les voies que nous avons faites à Uummannaq au Groenland. Toutes ont été grimpées en style alpin, c’est à dire léger et rapide (sans portaledge ou matériel de bivouac), rapide étant entre douze et trente heures d’escalade non stop pour des parois entre de 500 à 1200m. Attaquer une paroi de 1200m dans ce style là est une sérieuse aventure!

Situation géographique

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