Dans les années 70, les techniques de progression sont complètement bouleversées, en spéléo comme en montagne, par les nouveautés tant dans le matériel que dans la mentalité.

En spéléo, les salopettes de toile sont remplacées par des salopettes étanches en PVC, les rappels sur l’épaule sont remplacés par les rappels sur descendeur et baudrier. Fini les fastueuses séances d’assurance au-dessus des puits, les spéléos deviennent autonomes et progressent assurés par un bloqueur placé à la ceinture.

Silvia, quand et comment as-tu découvert l’escalade ?

Quand j’étais étudiante en éducation physique à l’université, j’ai eu la possibilité de participer à un raid de sports (d’) aventure. Une semaine non-stop d’orientation, de moutain-bike, de rafting… et d’escalade. J’ai réellement commencé l’escalade en 1994, et je grimpais déjà de longues voies en solitaire lors de ma première année de pratique.

« Dans la revue précédente, Paul nous fait participer à l’approche de la montagne, à l’équipement des camp1 et 2.

Le doute s’installe avec une longue attente au camp de base, où il reste bloqué par le mauvais temps…. Le 21 juillet une petite fenêtre de beau temps s’ouvre enfin et toutes les équipes encore sur place se lancent dans l’aventure… Nous retrouvons Paul, Tunj , Sangay et un deuxième sherpa au camp 3, pour quelques heures de repos avant de tenter le sommet !... » Lambert

En franchissant l’Indus par un premier pont suspendu, je me retrouve catapulté 15 ans en arrière lorsqu’au volant de ma Tata Sumo,

je traversais pour la première fois le fleuve, en route vers le Ladakh. C’était alors notre destination finale après un parcours périlleux au départ de New Delhi, qui rivalise avec la Karakoram Highway en tant que plus haute – et difficilement accessible – route du monde.

Le 24 juillet dernier, Paul Hegge, membre de notre club foulait le sommet du Gasherbrum II (8035 m) accompagné d’une petite équipe comportant deux chinois, un turc et quelques sherpas.

Il s’agissait d’une expédition dite « commerciale » avec tout ce que cela comporte d’inconnue en matière d’organisation, d’éthique et d’esprit d’équipe (certains – mais pas notre ami – ne regardant pas aux moyens en matière d’aide de sherpas personnels ou de recours à l’oxygène pour s’assurer le sommet à tout prix).

Ecrire un article est une chose, mais avoir des choses intéressantes à dire en est une autre...

Fortement sollicité par le CAB-Brabant (je ne citerai pas de noms), me voilà penché sur mon clavier, pensant à tous ceux qui boiront mon texte dans ce petit recueil alpin. Depuis mon van, j'écoute les oiseaux, les grondements du torrent, et je médite sur les montagnes qui me font face.

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