Au début de l’été 2011, lors de la séance de préparation pour le stage au Jervis auquel allait participer notre fils Mathieu,

mon épouse Béatrice rencontre Edouard Deramée, qui lui parle à ce moment d'un projet d'expédition pas encore très précis, dans le nord de l'Inde, au Zanskar, avec comme ambition l'escalade d'un 7000 mètres, le NUN ou le KUN. C'est alors qu'un vieux rêve se réveille en moi: atteindre un jour une telle altitude; rêve que je ne pensais jamais pouvoir réaliser.

Existe-t-il vraiment un chemin au bout du chemin ?

Mardi 17 septembre 2013. Aéroport national de Zaventem. Vol 9W230 en provenance de Delhi (Inde).
Heure d’arrivée 07h50.
C’est avec une bonne semaine d’avance sur le reste de l’équipe que je foule d’un pied le sol belge.
Brèves retrouvailles avec Marianne et Edouard et nous prenons immédiatement la direction de mon futur camp de base, l’hôpital militaire Reine Astrid à Neder-Over-Heembeek.

En haute altitude, maux de gorge et toux persistante sont fréquents, et lorsqu’on part en expé avec ces symptômes, à coup sûr cela ne va pas s’améliorer, même en se dopant aux antibiotiques!

AU PIED DU MUR

Je…

Pour une fois, je me permettrai d’employer la première personne pour un compte-rendu.
Je ne suis pas parti.
Il y avait le projet façonné avec patience, persévérance et passion. C’était le fruit d’une relation d’amitié entre deux personnes habitées par la même vision de la montagne. C’était aussi le projet d’un père avec son fils et de montagnards devenus compagnons.

Martine, Katalyn, Régine, Jacqueline, Nina et Babeth découvrent le Zanskar, par cols et vallées, traversant des gués noirs et des torrents tumultueux.

Notre trekking, concocté par Sonam notre grand organisateur, se déroule en 12 jours de Lamayuru à Rangdum, et suit un itinéraire en forme de fer à cheval qui doit nous mener in fine à Tongul où nous devrions rejoindre l’équipe expéditionnaire du Nun.

Nico, Sean, Stef et le cinéaste français Evrard Wendenbaum sont de retour de leur trip en Chine dans le massif de Kokshaal Tau à la frontière Sino-kirghize.

Il leur aura fallu 15 jours en paroi pour venir à bout d’une grande muraille de 1200m, dans une ambiance très haute montagne (entre 6a et 7c/8a).