C’était il y a 60 ans, en 1953, la conquête de l’Everest, le toit du monde. Grand exploit pour l’époque, qui voyait l’explosion des réalisations en matière d’expéditions.

A l’ombre de ce géant de la terre, une fière et esthétique montagne – le Nun – dresse ses faces et arêtes barrées de séracs, crevasses, tour rocheuse. C’est une cordée mixte franco-suisse qui – en cette année 1953 – trouvera la solution de l’itinéraire après avoir dû surmonter de grosses difficultés.

Ladakh, Zanskar… Ces deux mots magiques suffisent à éveiller en nous notre vif intérêt pour ces lointaines contrées de l'Himalaya.

Quel randonneur, voyageur ou alpiniste n'a jamais entendu parler de ces deux petits royaumes longtemps isolés et inaccessibles, à l'extrême nord du Cachemire indien.

Cela fait pratiquement dix ans que nous visitons épisodiquement le Ladakh et le Zanskar : que de changements !

A Leh, on ne compte plus les hôtels, les guest-houses, les restaurants à touristes, les cyber-cafés et les boutiques tenues par les commerçants cachemiris. Même des mendiants venus on ne sait d’où ont fait leur apparition ! Maintenant, la ville touristique déborde amplement au-delà de l’impressionnant palais royal et grignote petit à petit la campagne environnante.

Au début de l’été 2011, lors de la séance de préparation pour le stage au Jervis auquel allait participer notre fils Mathieu,

mon épouse Béatrice rencontre Edouard Deramée, qui lui parle à ce moment d'un projet d'expédition pas encore très précis, dans le nord de l'Inde, au Zanskar, avec comme ambition l'escalade d'un 7000 mètres, le NUN ou le KUN. C'est alors qu'un vieux rêve se réveille en moi: atteindre un jour une telle altitude; rêve que je ne pensais jamais pouvoir réaliser.

Existe-t-il vraiment un chemin au bout du chemin ?

Mardi 17 septembre 2013. Aéroport national de Zaventem. Vol 9W230 en provenance de Delhi (Inde).
Heure d’arrivée 07h50.
C’est avec une bonne semaine d’avance sur le reste de l’équipe que je foule d’un pied le sol belge.
Brèves retrouvailles avec Marianne et Edouard et nous prenons immédiatement la direction de mon futur camp de base, l’hôpital militaire Reine Astrid à Neder-Over-Heembeek.

En haute altitude, maux de gorge et toux persistante sont fréquents, et lorsqu’on part en expé avec ces symptômes, à coup sûr cela ne va pas s’améliorer, même en se dopant aux antibiotiques!

AU PIED DU MUR