Certes la Dibona en fait partie et depuis quelques années j'ai envie d'y aller.

Alors j'en parle et reparle, notamment à Eric et Eliane qui me proposent de les retrouver car cet été ils sont en stage à la Bérarde et Kivik viendra les rejoindre. Le projet prend forme.

Le 13/07, Claire et moi quittons le Queyras pour retrouver Eric, Eliane et Kivik au gîte "Le Chamois". Bof bof, la météo est maussade. Brunella et Carlos sont aussi sur place.

L'Oisans, La Grave, la gare des Ruillans et nous sommes à pied d'œuvre, il est 9h45'.

Notre guide s'appelle Bruno, juste quelques instructions, l'encordement et nous démarrons dans ce petit froid bien piquant.

Cette montée à l'ombre se fait sur une neige croûtée et poudreuse sous nos pas.

« grrrr Chhhh grrrr grand bleu chhhh grrr », le talkie posé sur la table a crachoté l’essentiel…

Un grand merci à la gardienne du refuge du Soreiller, il est temps d’aller dormir, on peut monter la tente. A peine un abri. 800 grammes de toile siliconée posés sur une mousse dense qui pousse sur les dalles polies et brillantes qui entourent le refuge.

Je l’ai tentée 2 fois cette traversée: une fois au refuge du Promontoire, cela s’était terminé dans la flotte; une autre avec Jean dans l’orage, au Duhamel quand même,

c’était déjà un peu plus haut (Yves et Berto étaient à la dalle Castelnau.

Petit Pol est devenu Papy Pol et à part quelques Mont-Blanc entre amis, nous sommes passés à la rando, au vélo au jogging …
Et depuis quelques années, le ski de randonnée découvert au CAB et pratiqué avec des copains et Cyrille.

Comme de coutume, début d’année, nous pensons déjà aux vacances d’été et des projets se dessinent tout doucement dans nos esprits.

Cette fois, c’est le massif des Ecrins qui retient notre attente. Nous l’avons encore peu parcouru et son environnement mieux préservé et plus sauvage nous incite à le découvrir davantage.

Nous déplions les cartes, analysons les topos et tentés par les « circuits-traversées » nous élaborons un itinéraire.

3h36' j'ai le cœur lourd, et l'estomac serré. Brieuc me passe son thermos pour une dernière gorgée avant l'attaque, 14h de courses nous attendent!

.. Le ciel est bas, légèrement brumeux, mais la lueur de la lune nous permet de distinguer notre objectif. Là, dans le lointain se dresse, majestueuse, la pancarte E411 au bout du viaduc d'Herman-Debroux. Ca y est, cette fois nous sommes partis !