On m’avait dit que la route n’était pas facile, alors j’ai acheté un gros 4x4 pour aller au Jervis.

Jusque-là tout allait bien, mais c’est en arrivant que j’ai commencé à déchanter. En effet, j’attendais avec impatience la fin de l’asphalte pour faire rugir enfin mon engin dans la neige et dans la boue, mais au bout de la route, il y avait une barrière impossible à contourner, et verrouillée de surcroit par un gros cadenas.

Stage de ski de randonnée, lundi, première sortie : le Col Barant. Quelques sept cents mètres au-dessus du refuge Willy Jervis,

c’est presque une tradition que d’y monter en début de stage : la sortie n’est ni longue ni difficile, et permet à chacun de prendre un peu ses marques. Le temps est calme, peu venteux, et le soleil perce chaque heure un peu plus le voile de nuages matinaux.

Voici le récit de onze personnes, ne se connaissant ni d’Eve ni d’Adam, parties de Belgique jusque dans le Piémont en Italie

pour explorer un sport encore inconnu de tous (ou presque) qui est l’escalade en cascade de glace.Voici le récit de onze personnes, ne se connaissant ni d’Eve ni d’Adam, parties de Belgique jusque dans le Piémont en Italie pour explorer un sport encore inconnu de tous (ou presque) qui est l’escalade en cascade de glace.

Le rendez-vous est donné à Usseaux, dans le joli gîte « Pzit-Rei » d’Anna et Claudio. Nous arrivons en ordre dispersé.

Catherine et moi-même tout d’abord, dès le milieu de matinée. Nous profitons tout d’abord du soleil radieux sur la terrasse du refuge, puis nous explorons les sentiers aux alentours du village. André, Anne, Jacques et Martine sont également matinaux, mais à la balade, préfèrent une petite mise en jambe sur les pistes de ski de la station de Sestrière toute proche.

Le samedi 4 février, départ pour les 11 participants à cette aventure.

Tôt dans la matinée, de Liège ou de Bruxelles, par un froid dont on se souviendra encore longtemps.

Après 12 heures de voiture, nous abandonnons les voitures sur un parking au milieu de nulle part,

une vallée enneigée avec en son creux le chemin qui mène au refuge. Une balade fantastique au clair de lune, je m’abstiens d’allumer ma frontale, juste humer l’air frais de la nuit tombante, écouter le silence des géants qui nous entourent, le crissement des raquettes dans la neige et regarder les couleurs de la nuit refléter sur les pentes, les arbres et la rivière gelée : féérique.