Yosemite National Parc. Petit glossaire à l'usage des touristes-grimpeurs. La nouvelle génération a la bougeotte :

après Kivik et sa bande en Jordanie, Michaël et quelques amis nous donnent les clefs de la découverte du mythique « Yose» !! (ndlr)

Averell et Vincent remontent 50m de cordes fixes installées la veille dans la « Steak Salathé » au Nose.

Question de confort, nous avons bivouaqué au pied de la paroi, et comme je ne suis pas du voyage, je rassemble les restes du bivouac et m’en retourne à pied par la route au campement qui se trouve à ± 5km du Nose, espérant voir un animal sauvage. Dans le parc, les animaux sont protégés et on a intérêt à ne pas les emmerder, car les « rangers » sont très pointilleux à ce sujet.

L’escalade nous a permis de prendre goût à ces éléments que sont l’aventure et l’exploration… L’inconnu est un facteur qui ajoute une dimension forte à l’escalade....

....ne pas savoir si un passage est possible, ou si cette protection est suffisamment bonne pour stopper une chute, y aura t’il encore des protections possible plus haut, ne pas avoir de topo qui indique la direction à suivre, etc... Nous voilà au Yosemite, une des plus grandes mecques de l’escalade. A peine arrivé, nous sortons les jumelles pour chercher de nouvelles possibilités de ligne.

A l’approche du crux, mes jambes commencent à trembler. Alors que mes pieds meurtris sont déjà insensibilisés par 10 heures d’escalade non stop,

une bouffée d’acide lactique s’attaque à mes avant-bras. A chaque mouvement, je dois chercher au plus profond de moi la détermination nécessaire pour me soumettre aux sensations imposées par la voie.

A la façon dont Moïse ouvrit un passage dans la mer rouge, les frères Huber nous ont ouvert un passage dans la mer de granite qui a pour nom « El Capitan ».

Libérée pour la première fois en 1998 par les frères Huber, « Freerider » est une variante de la « Salathé » qui suit le même itinéraire à part les deux 8a sur le « Headwall ».

Nous en rêvions et nous y sommes allés !!

Après un long et pénible voyage (20h d’avion et 8h de bus), chargés comme des mulets avec tout notre matos qui pèse une tonne, nous voilà enfin au paradis du Free Climbing et des Big Walls.
Les faces sont plus qu’impressionnantes et la nature est d’une pureté hors du commun!
Enfin, nous arrivons au mythique "Camp 4", le "base camp" des grimpeurs.

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