« Dans la revue précédente, Paul nous fait participer à l’approche de la montagne, à l’équipement des camp1 et 2.

Le doute s’installe avec une longue attente au camp de base, où il reste bloqué par le mauvais temps…. Le 21 juillet une petite fenêtre de beau temps s’ouvre enfin et toutes les équipes encore sur place se lancent dans l’aventure… Nous retrouvons Paul, Tunj , Sangay et un deuxième sherpa au camp 3, pour quelques heures de repos avant de tenter le sommet !... » Lambert

Cher Monsieur Stoop, tout d’abord permettez-moi de vous souhaiter tous mes voeux pour 2008.

Je n’ai pu découvrir qu’hier votre invitation à assister à une des projections de l’expédition au Pakistan, revenant moi-même, très modestement en regard de l’immense exploit de Nicolas, Olivier et Sean, de l’ascension du Kilimandjaro avec mon épouse et un de nos fils.
Je vous prie donc de m’excuser pour le retard de ma réponse.

Bip, Bip, Bip...il est 1h du mat. Je suis coupé au milieu d’un de ces rêves où rien n’a de sens. J’ai l’impression de m’être à peine endormi ; mais non, c’est déjà l’heure.

J’ai chaud dans mon sac de couchage, et l’idée de devoir en sortir me rappelle ces rudes réveils pour aller à l’école après une méga séance de grimpe avec mon ami Sean Villanueva. Nous étions vraiment motivés pour progresser, à un point tel que nous terminions nos séances de grimpe à domicile par des tractions et suspensions lestées.

João Garcia est un grimpeur qui a une grande expérience de la haute altitude. Il a fait partie notamment de l’expédition belge au Gasherbrum II en 1998 au Pakistan...

il y réalisa l’exploit de faire le sommet à partir du camp de base. Deux ans plus tard, il réalisait avec Jean-Luc Fohal l’ascension du Gasherbrum I. Cette année, il s’attaquait, sans oxygène, au très difficile sommet du K2, deuxième sommet le plus haut du monde après l’Everest.

Summit day! 20 juillet

Le trekking qui nous a réuni consistait en la traversée du Hispar La (5.151m) en montant depuis Askole par le glacier Biafo et en redescendant vers Hispar par le glacier homonyme.

Ce sont deux des cinq glaciers majeurs du Karakorum. Il y a approximativement 120 km de marche tantôt sur la glace souvent crevassée et encombrée de pierres tantôt sur des sentiers plus ou moins bien tracés le long de leurs moraines. Une vingtaine de kilomètres sur la neige de part et d’autre du col doivent être parcourus encordés à cause du risque de crevasses cachées.

Le lendemain de notre retour, Little Karim nous emmène par un dédale de ruelles assez pentues de la vieille ville vers le fort Baltit. C’est un palais fortifié situé au sommet d’un éperon rocheux

La vue sur la vallée de la Hunza et sur les montagnes qui la dominent (le Rakaposhi notamment) est superbe. Le musée qu’il abrite retrace l’histoire de la région y compris la période de l’Empire des Indes.

dd