A l’initiative de Benoit Doucet, éducateur et moniteur de l’AMO* Itinéraire, nous avons mis sur pied une collaboration en vue du camp d’été.

Il a proposé le séjour aux jeunes motivés et curieux de découvrir la falaise et ses longues voies dans un site très proche de la montagne. Le Centre Routier Alpin apportait son expérience de ce genre de camp et ses connaissances des lieux.

Les tribulations d’un grimpeur au Caroux, ou comment de petits bonheurs peuvent se ponctuer de petits malheurs

Nous étions une petite vingtaine à nous retrouver pour cette semaine au Caroux, entre l’Ascension (bien nommée) et la Pentecôte.
Chacun y a pu trouver son bonheur, malgré des conditions assez venteuses empêchant la réalisation de certaines voies très exposées au vent. Nous avons œuvré principalement dans les sauvages gorges d’Héric.

Le Caroux, voilà un nom qui fait rêver tous ceux qui ont eu la chance d’y aller. A ceux-là, on ne présente plus le camp même s’il y a quelques variantes d’année en année.

Pour tous les autres, voici de quoi il s’agit : le Caroux est le nom d’un parc régional de plusieurs centaines d’hectares qui se situe à l’extrême sud des Cévennes et à un cinquantaine de kilomètres au nord de Bézier.

1er juillet, 6h30 Bruxelles.

Tout le monde est là, les bagages sont chargés, nous sommes prêts pour douze heures de route vers le sud. Direction : Bédarieux dans le Languedoc-Roussillon.
Dix stagiaires de 14 à 19 ans, trois moniteurs, pardon, trois encadrants et trois intendantes embarquent dans le minibus, le fourgon et la voiture. C’est parti pour treize jours d’aventure et de vie commune.

Grimper au Caroux! Surnommé "la montagne de lumière", le massif est exceptionnel et l'ensoleillement important.

 Constitué par un plateau à 1000 m entouré des gorges d'Héric, Colombières et Madale. La dénivelée atteint 800 m. C'est un massif granitique de basse altitude. Bref un joyau préparant bien aux courses de montagne ou trouver la voie est déjà un défi. La plupart des voies sont en terrain d'aventure de tous niveaux sur 5-6 longueurs, donc friends et coinceurs obligatoires.

Après une nuit de route, le massif du Caroux se détache enfin sur l’horizon, émergeant de la brume matinale.

Planter la tente, mini-sieste… ; Guy et Yves m’emmènent tâter de ce beau granit. Quelques minutes de marche dans les gorges d’Héric et nous nous trouvons au pied de la Tête de Braque que nous entamons par l’arête, voie normale. Trois belles longueurs plus haut, cotées AD dans le topo, le museau du chien de pierre se détache sur le ciel d’un bleu comme on en trouve seulement dans le midi.