La luminosité, entre chien et loup, nous arrange bien car Jean-Pierre de B. et moi, sommes dans une propriété privée (que ne ferait-on pas pour faire une première)...

... au pied d’une pente raide, qui ne présente aucune difficulté pour atteindre notre objectif.
Par contre, arriver au pied de la paroi, c’est autre chose. Jean Lecomte nous l’avait bien dit !! Sur plus d’une dizaine de mètres c’est lisse et compact avec un léger surplomb où l’on devine une terrasse. Jean-Pierre, malin comme il est, a vite trouvé la solution.

Juillet 1943

Georges Neuray et son compagnon de cordée sont au pied du Rocher Bayard ; il est 5h00 du matin, le jour commence à se lever et pas un chat à l’horizon. C’est parfait, escalader le Bayard est interdit par la commune (c’est toujours d’actualité) et sous l’occupation allemande, cela ne rigole pas si l’on veut transgresser la loi !!

Averell et Vincent remontent 50m de cordes fixes installées la veille dans la « Steak Salathé » au Nose.

Question de confort, nous avons bivouaqué au pied de la paroi, et comme je ne suis pas du voyage, je rassemble les restes du bivouac et m’en retourne à pied par la route au campement qui se trouve à ± 5km du Nose, espérant voir un animal sauvage. Dans le parc, les animaux sont protégés et on a intérêt à ne pas les emmerder, car les « rangers » sont très pointilleux à ce sujet.

Cette histoire se déroule à une époque où la TV n'était pas encore dans tous les foyers, les programmes ne commençaient que tard dans la soirée et les autoroutes pratiquement inexistantes.

Les dimanches de beau temps, le long de la rive gauche de la Meuse en face des rochers, il y avait du monde. Et nous, les habitués des lieux, on se posait la question: «mais qu'est-ce qu'ils ont à être là toute la journée!!»

Cette histoire étant récente et les grimpeurs encore présents, je les définirai par les lettres A, B et C.

Donc, A, B et C, jeunes retraités et préretraités ont repris leur sport favori, l’escalade. Entraînements réguliers en salle et sur nos massifs belges. L’hiver 2006, ils décident de descendre dans le midi, au massif du “Baou de Saint Jeannet” qui se trouve au-dessus de Nice. Nos trois mousquetaires seront quatre, puisqu’un écossais s’est joint à eux pour former deux cordées de deux.

Un après midi en semaine, François, l’ancien propriétaire du Chamonix,qui s’appelait en 1960 "la pâtisserie" mais ça, c’est une autre histoire, voit entrer 2 grimpeurs français

...dont l’un avait un comportement bizarre, l’air hagard, les 2 mains soit derrière le dos, soit dans les poches. L’autre explique à François qu’il y a un grimpeur seul bloqué dans la niche de la Directe !! (la niche se trouve au milieu de la paroi, c’est une toute petite grotte, 2 grimpeurs assis côte à côte peuvent s’y tenir)

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